Israël · 29 octobre 2026 · 06 h 37, heure de Jérusalem
Provisoire · non définitif
Revue de presse spéciale · 27 octobre 2026
Élections législatives en Israël : le vote palestinien au cœur du rapport de force
À l’approche du scrutin annoncé pour le 27 octobre, les dernières projections ne donnent de majorité à aucun des principaux blocs. Le poids des citoyens palestiniens d’Israël, les risques d’intimidation et le franchissement du seuil électoral peuvent peser sur la composition de la prochaine Knesset. Cette revue spéciale rassemble cinq sources publiées du 23 au 26 octobre : les chiffres cités sont des sondages préélectoraux, pas des résultats du scrutin.
The New Arab rapporte que Benjamin Netanyahu et Bezalel Smotrich prévoient de déployer près de 2 000 militants de droite dans des bureaux de vote arabes. Cette annonce suscite des craintes d’intimidation alors que le vote des citoyens palestiniens d’Israël pourrait peser sur les équilibres parlementaires. Samah Wattad met en lumière cet enjeu dans la vidéo transmise à IsPal info. Le déploiement est présenté comme un projet : il ne s’agit pas ici d’un constat de sa mise en œuvre ni d’une mesure de ses effets sur la participation.
Les bureaux de vote ont ouvert ce mardi pour le premier scrutin depuis le 7 octobre 2023. Le Guardian rappelle que Ra’am et la Liste commune, crédités de 12 à 15 sièges, peuvent tenir la balance : en 2021, Mansour Abbas avait fait entrer Ra’am dans la coalition de Naftali Bennett, et Netanyahu lui-même avait négocié avec lui. Le quotidien dresse aussi le portrait d’Eisenkot : architecte de la doctrine Dahiya de « force disproportionnée », évasif sur la solution à deux États, il promet de retirer à Smotrich la gestion de la Cisjordanie pour la rendre à l’armée. Le dépouillement pourrait prendre plus d’une journée.
Le sondage i24NEWS/Direct Polls donne 59 sièges au bloc Netanyahu et 47 à celui d’Eisenkot, tandis que l’enquête Kan leur en attribue respectivement 50 et 52. Les deux enquêtes projettent 14 sièges pour la Liste commune et Ra’am réunis, sans majorité de 61 sièges pour l’un des deux grands blocs. L’enquête i24NEWS a été réalisée le 22 octobre auprès de 5 124 adultes, avec une marge d’erreur annoncée de 1,4 point. Ces estimations divergentes invitent à distinguer la popularité d’un parti de la capacité d’un bloc à réunir une majorité parlementaire.
Les derniers sondages de Channel 12, Channel 13 et Kan, cités par Haaretz, accordent respectivement 56, 54 et 52 sièges au bloc Eisenkot, contre 50 au bloc Netanyahu dans les trois enquêtes. Le parti Yashar d’Eisenkot devance le Likud dans chacune d’elles. Les formations à majorité arabe recueillent entre 14 et 16 sièges : leur éventuel soutien parlementaire demeure donc un enjeu central des alliances. Ces trois sondages ne donnent toutefois pas de majorité absolue à l’opposition, et leur convergence ne vaut pas consensus de tous les instituts.
À Kfar Qasim, des citoyens palestiniens d’Israël se mobilisent contre la coalition de Netanyahu, tandis que d’autres hésitent à participer ou défendent l’abstention. Les projections citées par le Guardian accordent 12 à 15 sièges à Ra’am et à la Liste commune réunis. Le vote stratégique pour limiter le pouvoir de l’extrême droite coexiste avec une désillusion envers le système politique et les réticences de partis d’opposition à gouverner avec des représentants arabes. Il s’agit de dynamiques observées avant le scrutin, et non d’un taux de participation constaté le jour du vote.
Les sondages de Maariv, Channel 12 et Channel 13 cités par JTA estiment que 5 à 10 % des électeurs restent indécis ; le sondeur Mitchell Barak juge cette proportion plus élevée. Le seuil électoral de 3,25 % rend décisive la capacité de certaines petites formations à accéder à la Knesset, avec des conséquences sur la répartition des sièges et les possibilités de coalition. Ofer Kenig, de l’Institut israélien de la démocratie, souligne cependant que beaucoup d’indécis hésitent entre des partis appartenant au même bloc. Leur choix peut donc modifier le poids relatif des formations sans nécessairement renverser le rapport de force entre Netanyahu et ses adversaires.
Sondages : la tendance PolitPro et les dernières enquêtes
La page PolitPro consultée le 27 octobre affiche une tendance mise à jour le 25 octobre 2026. Il s’agit d’une moyenne pondérée de plusieurs instituts, pas d’un nouveau sondage réalisé le 25 octobre. Son classement place le Likud devant Yashar, contrairement à l’enquête Midgam du 23 octobre présentée ci-dessous. Moyenne, enquête individuelle et résultats du scrutin sont trois choses distinctes.
Tendance PolitPro · mise à jour du 25 octobre 2026
Likud
18,7 %
Yashar · Eisenkot
17,0 %
Intentions de vote, en % : le Likud devance Yashar de 1,7 point. PolitPro projette 54 sièges sur 120 pour l’alliance gouvernementale sortante, sous les 61 nécessaires à une majorité. Cette projection de sièges est distincte des pourcentages de voix ; elle ne constitue pas un résultat électoral.
Ces chiffres sont ceux publiés par la Commission électorale centrale au fil de la journée, relayés par la presse. Le relevé de 20 h, heure de Jérusalem, n’est pas un taux définitif. Il s’agit de taux de participation, pas de résultats du scrutin.
7,331 millions d’électeurs sont appelés à voter, dont 600 000 nouveaux électeurs. En novembre 2022, la participation finale avait atteint 70,6 %.
Les bureaux ferment à 22 h (heure locale). Les premiers sondages à la sortie des urnes sont attendus à cette heure : ce seront des estimations provisoires, susceptibles d'évoluer pendant le dépouillement, et non des résultats.
10 h (heure locale)
16,68 %
Plus haut niveau à cette heure depuis 1981, selon la Commission électorale centrale.
Midi (heure locale)
31,5 %
Plus forte participation à midi depuis 1977, selon la Commission électorale centrale.
14 h (heure locale)
44,9 %
Record absolu à cette heure depuis le début des relevés en 1973, contre 38,9 % en 2022, selon la Commission électorale centrale.
16 h (heure locale)
55,7 %
Record historique depuis le début des relevés : près de 4,85 millions d'électeurs ont voté, soit 8,2 points de plus qu'en 2022 à la même heure (47,5 %), selon la Commission électorale centrale.
20 h (heure de Jérusalem)
74,3 %
5 449 277 électeurs sur 7 331 981 inscrits ont voté, selon la Commission électorale centrale citée par Anadolu. C’est 8 points de plus qu’en 2022 à la même heure (66,3 %). Ce relevé n’est pas le taux définitif.
Trois points seront déterminants : la participation réelle des citoyens palestiniens d’Israël, le passage du seuil électoral par les petites listes et les alliances acceptées après le vote. Une avance dans les sondages ne garantit ni une majorité ni la formation d’un gouvernement. Les résultats officiels et la réalité des éventuelles intimidations devront être vérifiés séparément : aucune victoire ni aucun taux de participation final n’est annoncé dans cette revue.
Le Dossier du mois · Octobre 2026
Comprendre les élections en Israël
Comment on vote, comment se forme une majorité, qui siège à la Knesset — et un historique des voies électorales et institutionnelles en Israël, qui ont toujours coexisté avec l'exclusion, le gouvernement militaire et l'occupation.
Israël est un régime parlementaire monocaméral. Les électeurs élisent les 120 membres de la Knesset pour un mandat de quatre ans au maximum ; des élections anticipées ont lieu si la Knesset vote sa dissolution ou si aucun gouvernement ne peut être formé.
Mode de scrutin : proportionnelle intégrale
Le pays forme une circonscription nationale unique. On vote pour une liste de parti bloquée, pas pour un candidat. Les sièges sont répartis à la proportionnelle (méthode D’Hondt, dite Bader-Ofer), avec des accords d’apparentement entre listes pour les restes.
Le seuil de 3,25 %
Une liste doit obtenir au moins 3,25 % des voix (soit environ 4 sièges) pour entrer à la Knesset. Relevé en 2014, ce seuil a poussé les partis arabes à s’unir en Liste unifiée, puis pèse sur eux lorsqu’ils se présentent séparément : les voix des listes sous le seuil sont perdues.
La majorité : 61 sièges
Aucun parti n’a jamais obtenu seul la majorité absolue. Gouverner suppose une coalition d’au moins 61 députés. Après le scrutin, le président consulte les listes et confie à la personnalité la plus susceptible de réunir une majorité la formation du gouvernement (28 jours, prolongeables de 14). Le gouvernement entre en fonction après un vote de confiance de la Knesset.
Qui vote, qui ne vote pas
Votent les citoyens israéliens de 18 ans et plus, y compris les colons de Cisjordanie et les citoyens palestiniens d’Israël (environ 16 % du corps électoral). Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, sous contrôle israélien depuis 1967, n’ont pas le droit de vote ; la plupart des Palestiniens de Jérusalem-Est sont résidents et non citoyens. Il n’existe pas de vote depuis l’étranger, hors diplomates.
Exclusion de listes
La Commission électorale centrale peut disqualifier une liste ou un candidat (rejet du caractère « juif et démocratique » de l’État, incitation au racisme, soutien à la lutte armée). Ce mécanisme vise régulièrement les partis arabes ; la Cour suprême a jusqu’ici annulé la plupart de ces exclusions.
2. Des sièges de 2022 aux formations de 2026
Sièges obtenus en novembre 2022 (25e Knesset). Depuis, des listes se sont scindées, ont fusionné ou sont apparues.
120 sièges, dix listes éluesFormer une majorité
À sa formation après le scrutin de 2022, la coalition Netanyahou réunissait 64 sièges sur 120. Le seuil de majorité absolue est de 61.
Repère historique, ni projection ni résultat de 2026.
Likoud
Droite nationaliste, parti de Benyamin Netanyahou.
32
Yesh Atid
Centre laïque, liste de Yaïr Lapid en 2022 ; en 2026, il codirige Together avec Naftali Bennett.
24
Sionisme religieux / Otzma Yehudit
Extrême droite religieuse et pro-colonisation (Smotrich, Ben Gvir).
14
Unité nationale
Liste de centre droit de 2022 autour de Benny Gantz et Gadi Eisenkot ; Eisenkot dirige désormais Yashar, distinct d’Unité nationale.
12
Shas
Ultra-orthodoxe séfarade.
11
Judaïsme unifié de la Torah
Ultra-orthodoxe ashkénaze.
7
Israel Beytenou
Droite laïque, Avigdor Lieberman.
6
Ra’am
Liste arabe islamiste conservatrice, Mansour Abbas ; entrée en coalition en 2021.
5
Hadash-Ta’al
Gauche judéo-arabe (communistes) et Ahmad Tibi.
5
Travaillistes
Gauche sioniste historique, depuis fusionnée avec Meretz dans « Les Démocrates ».
4
Source : Commission électorale centrale, résultats de la 25e Knesset (1er novembre 2022). Les couleurs distinguent les listes ; elles ne sont pas les couleurs officielles des partis. Résultats officiels
Scrutin de 2026 · qui se présente ?
Les principales listes, camp par camp
36 listes sont en lice. Voici les plus importantes, regroupées par camp politique.
À savoir : les diagrammes ci-dessus montrent les résultats de 2022. Ici, ce sont les candidats de 2026 — aucun résultat pour l’instant.
Le bloc Netanyahou (coalition sortante)
Droite, extrême droite et partis ultra-orthodoxes qui gouvernent actuellement.
Likoud / Likud
Benyamin Netanyahou / Benjamin Netanyahu
Droite nationaliste, principale formation de la coalition sortante. Netanyahou cherche à conserver le pouvoir avec ses partenaires religieux et d’extrême droite. Les 32 sièges de 2022 restent un résultat historique, pas son score de 2026.
Sionisme religieux–Zehut / Religious Zionism–Zehut
Bezalel Smotrich · Moshe Feiglin
Extrême droite religieuse et pro-colonisation, alliée de Netanyahou, associée à Zehut de Moshe Feiglin. La liste est distincte d’Otzma Yehudit ; les quatorze sièges de leur liste commune de 2022 ne doivent pas lui être attribués seule.
Otzma Yehudit
Itamar Ben-Gvir
Extrême droite nationaliste, issue de la mouvance kahaniste, dirigée par le ministre de la Sécurité nationale. Partenaire du bloc Netanyahou, Otzma Yehudit est distinct du parti de Smotrich pour ce scrutin.
Shas
Aryeh Deri
Parti ultra-orthodoxe séfarade et mizrahi, partenaire de la coalition Netanyahou. Il défend les institutions religieuses, les intérêts de son électorat et le maintien des exemptions de conscription pour les étudiants des yeshivas.
Judaïsme unifié de la Torah / United Torah Judaism
Degel HaTorah · Agoudat Israël
Alliance ultra-orthodoxe ashkénaze regroupant Degel HaTorah et Agoudat Israël. Partenaire du bloc Netanyahou, elle défend notamment le financement des institutions religieuses et les exemptions de conscription. Il s’agit d’une liste commune, pas d’un parti unique.
L’opposition juive à Netanyahou
Centre, droite laïque et gauche sionistes qui veulent remplacer le gouvernement.
Yashar
Gadi Eisenkot
Eisenkot a quitté Unité nationale en juillet 2025 et annoncé Yashar le 16 septembre 2025. Sa formation est distincte de Together, l’alliance Bennett–Lapid. Haaretz le présente comme le chef du principal bloc opposé à Netanyahou dans les enquêtes du 23 octobre 2026 : une avance dans les sondages n’est ni une victoire ni une majorité acquise.
Together / Ensemble
Naftali Bennett · Yair Lapid
Les deux anciens Premiers ministres codirigent Together. Pour ce scrutin, présenter Lapid uniquement sous l’étiquette Yesh Atid de 2022 ne décrit donc plus la formation citée dans les derniers sondages.
Israel Beytenou / Yisrael Beiteinu
Avigdor Lieberman
La droite laïque de Lieberman est comptée parmi les adversaires du bloc Netanyahou. L’appartenance à un même bloc de sondage ne signifie pas qu’une coalition gouvernementale est déjà conclue.
Les Démocrates / The Democrats
Yair Golan
Yair Golan dirige Les Démocrates. La formation rassemble l’héritage travailliste et Meretz ; les quatre sièges travaillistes de 2022 ne constituent pas son résultat électoral de 2026.
Les partis arabes
Listes portées par les citoyens palestiniens d’Israël, ouvertes à un soutien conditionnel.
Liste commune / Joint List
Yousef Jabareen
Alliance de Hadash, Ta’al et Balad, mêlant gauche judéo-arabe et courants nationalistes palestiniens. Elle ne comprend pas Ra’am. Le 24 octobre, Jabareen se dit ouvert à un soutien conditionnel à une alternative à Netanyahou, sans accord de gouvernement acquis.
Ra’am / Liste arabe unie
Mansour Abbas
Formation arabe islamiste conservatrice, séparée de la Liste commune. Entrée dans la coalition Bennett–Lapid en 2021, elle défend une stratégie de négociation sur les droits et les besoins des citoyens palestiniens d’Israël. Abbas évoque une coopération conditionnelle avec l’opposition.
Petites listes, sous la menace du seuil
Elles n’entrent à la Knesset qu’avec au moins 3,25 % des voix.
Les Réservistes et le Parti économique / The Reservists and the Economic Party
Yoaz Hendel · Yaron Zelekha
Liste commune déposée par Yoaz Hendel et l’économiste Yaron Zelekha. Elle figure parmi les petites listes dont l’entrée à la Knesset dépend du seuil de 3,25 %.
Amcha Israël / Amcha Israel
Ofer Winter
Nouvelle formation d’extrême droite conduite par l’ancien général Ofer Winter. Elle est restée sous le seuil dans les trois enquêtes de fin de campagne citées par Haaretz.
Le Public haredi / The Haredi Public
Motti Leitner
Nouvelle liste ultra-orthodoxe favorable à l’intégration des hommes haredim dans l’emploi et à l’enseignement du tronc commun. Elle était sous le seuil dans les enquêtes finales citées par Haaretz.
Ne se présente plus
Kahol Lavan / Bleu et blanc — Benny Gantz. Gantz a annoncé le 19 octobre 2026 qu’il ne se présentait pas au scrutin. Il reste un repère pour comprendre Unité nationale en 2022, mais n’est pas un candidat concurrent d’Eisenkot dans cette élection.
Déclaration d’indépendance promettant l’égalité « sans distinction de religion, de race ou de sexe » ; la Nakba chasse quelque 750 000 Palestiniens. La constitution annoncée ne sera jamais adoptée.
1949
Premières élections à l’Assemblée constituante, devenue Knesset. Domination du Mapaï de Ben Gourion pendant près de trente ans.
1948–1966
Les citoyens palestiniens votent mais vivent sous gouvernement militaire : permis de circulation, couvre-feux, confiscations de terres. Massacre de Kafr Qassem en 1956.
1958–
Adoption progressive des Lois fondamentales (Knesset, gouvernement, armée…) qui tiennent lieu de constitution par morceaux.
1967
Occupation de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est : des millions de Palestiniens sous autorité israélienne sans droit de vote, une situation qui dure depuis près de 60 ans.
1976
Journée de la Terre : six citoyens palestiniens tués lors de manifestations contre les confiscations en Galilée.
1977
« Mahapakh » : premier basculement, le Likoud de Menahem Begin met fin à l’hégémonie travailliste.
1985–1988
La Knesset permet d’exclure les listes racistes ; le parti Kach du rabbin Kahane est interdit.
1992
Lois fondamentales sur la dignité humaine et la liberté ; la Cour suprême s’en saisit pour contrôler les lois (« révolution constitutionnelle »). Rabin gouverne avec l’appui extérieur des partis arabes.
1995
Assassinat d’Yitzhak Rabin par un extrémiste juif opposé aux accords d’Oslo.
1996–2001
Expérience de l’élection directe du Premier ministre, abandonnée car elle fragmentait encore davantage la Knesset.
2000
Octobre 2000 : 13 citoyens palestiniens tués par la police ; la participation arabe s’effondre lors du scrutin de 2001.
2014–2015
Seuil relevé à 3,25 % ; naissance de la Liste unifiée, troisième force de la Knesset en 2015.
2018
Loi fondamentale « État-nation du peuple juif » : l’autodétermination y est réservée au peuple juif et l’arabe perd son statut de langue officielle.
2019–2022
Cinq élections en moins de quatre ans. En 2021, Ra’am devient le premier parti arabe membre d’une coalition gouvernementale.
2023
Réforme judiciaire du gouvernement le plus à droite de l’histoire et manifestations massives ; puis le 7 octobre et la guerre à Gaza, qui restreint fortement l’expression politique des citoyens palestiniens.
2026
Législatives du 27 octobre, après des tentatives d’exclusion des listes arabes annulées par la Cour suprême.